Le conseil municipal de Côte Saint-Luc a déclaré l’état d’urgence à compter de 15 h 30 aujourd’hui. Ceci est un pouvoir qui lui est conféré en vertu la Loi sur la sécurité civile. 

La Loi déclare qu’ : « Une municipalité locale peut déclarer l’état d’urgence, dans tout ou partie de son territoire, lorsqu’un sinistre majeur, réel ou imminent, exige, pour protéger la vie, la santé ou l’intégrité des personnes, une action immédiate qu’elle estime ne pas pouvoir réaliser adéquatement dans le cadre de ses règles de fonctionnement habituelles ou dans le cadre d’un plan de sécurité civile applicable. »

Cet état d’urgence entre en vigueur sur la base des caractéristiques démographiques particulières de Côte Saint-Luc, notamment le pourcentage le plus élevé de personnes âgées dans la province, le retour de nombreux voyageurs de l’étranger (snowbirds), le nombre le plus élevé de lieux de culte que toute autre ville de notre taille et de nombreux hôpitaux et de nombreuses résidences pour personnes âgées qui ont besoin de notre protection.

La Ville prend cette mesure afin de limiter le nombre de rassemblements publics sociaux et religieux à un maximum de 10 personnes et, à ce titre, elle demande aux autorités de santé publique et au Service de police de Montréal (SPVM) d’appliquer cette règle sur son territoire local. 

La plus importante priorité d’une ville c’est la santé de sa population. 

L’état d’urgence permettra à Côte Saint-Luc de demander aux autorités de santé publique d’utiliser leurs pouvoirs pour arrêter tous les événements et rassemblements de plus de 10 personnes avec l’aide du SPVM. L’état d’urgence durera 5 jours et pourra être renouvelé si le ministère de la Sécurité publique du Québec l’autorise. 

Nous comprenons qu’au cours des trois prochaines semaines, il y aura de nombreux mariages et autres célébrations prévus avant le début de la pâque juive et des sept semaines du Omer, où selon la tradition juive les mariages et les célébrations ne peuvent avoir lieu. Bien que nous comprenions que les gens aient planifié des événements et envoyé des invitations, nous ne pouvons prendre le risque d’autoriser de grands rassemblements dans notre communauté en ce moment. Nous sommes convaincus que les résidants comprendront et soutiendront cet effort.