La Ville de Côte Saint-Luc exprime sa solidarité envers les citoyens de Boulder, au Colorado, à la suite de l’attaque survenue le 1er juin 2025. Un agresseur, criant « Free Palestine », a lancé des engins incendiaires sur des participants à la marche Run for Their Lives, organisée pour inciter le Hamas à libérer les 59 otages encore détenus, dont plus de 20 seraient toujours en vie. Parmi eux figurent des ressortissants israéliens, un Thaïlandais et un Népalais.
Cette attaque s’inscrit dans une tendance profondément inquiétante. Le 7 octobre 2023, le Hamas et d’autres groupes djihadistes ont massacré plus de mille Israéliens ainsi que 64 ressortissants de 13 pays, en plus d’enlever des centaines d’autres. Depuis, la rhétorique antisémite s’est amplifiée dans les pays occidentaux. Des slogans comme « Globalisez l’Intifada » ou « De la rivière à la mer » sont devenus monnaie courante dans les manifestations.
L’attaque de Boulder fait suite à l’incendie criminel perpétré contre la résidence du gouverneur de la Pennsylvanie le 16 avril 2025, ainsi qu’au meurtre par balles de Yaron Lischinsky et Sarah Lynn Milgrim devant le Capital Jewish Museum à Washington, D.C., le 21 mai 2025. Le 2 octobre 2024, des cocktails Molotov ont été retrouvés à côté d’une synagogue de Côte Saint-Luc et près de la cour arrière du maire. Grâce à la vigilance d’une agente de la Sécurité publique qui a repéré des comportements suspects durant la nuit et a alerté les policiers, une tragédie a pu être évitée.
Depuis 18 mois, la Ville de Côte Saint-Luc demande à la police d’intervenir lorsque des propos haineux ou violents sont proférés lors de manifestations, peu importe la langue utilisée. Les événements récents montrent qu’il ne s’agit plus simplement d’un débat sur la liberté d’expression. Des slogans comme « Palestine libre » sont de plus en plus employés comme cris de ralliement par des individus déterminés à commettre des actes de violence, non seulement contre des biens, mais contre des personnes. Nous assistons à une mondialisation de la « révolution de l’intifada » et à l’émergence d’un djihad violent dans les rues d’Amérique du Nord, y compris au sein de nos propres collectivités.
Lorsque le langage haineux et violent est toléré, il ouvre la voie à la terreur et au meurtre. Nous appelons la mairesse Valérie Plante, le premier ministre François Legault et le premier ministre Mark Carney à agir immédiatement, non seulement pour mettre fin aux manifestations violentes, mais aussi pour veiller à ce que toute personne qui incite à la violence par des discours, des chants ou des banderoles appelant au djihad ou à la mondialisation de l’intifada soit arrêtée et tenue responsable de ses actes. C’est essentiel pour assurer la sécurité de l’ensemble des citoyens.
Nous appelons aussi les membres des médias à faire un examen de conscience et à réfléchir à l’impact de leur couverture. Trop souvent, les déclarations du Hamas sont relayées sans vérification, en contradiction avec les principes fondamentaux du journalisme que sont la rigueur et l’équilibre. Cette approche induit le public en erreur, attise les tensions et alimente un climat dans lequel les Juifs sont accusés, déshumanisés, et finalement pris pour cibles.
La Ville de Côte Saint-Luc souhaite un prompt rétablissement à toutes les personnes blessées à Boulder. Elle appelle également le Hamas à libérer immédiatement tous les otages.